[CityBreak] : Athènes, ville du street art

23 juil

Suite à un récent voyage en Grèce, j’ai envie de vous donner un aperçu de l’art vivant que l’on peut découvrir à Athènes. Y ayant fait un bref séjour de deux jours, j’ai évidemment visité les sites incontournables (les différents sites archéologiques dont l’incontournable Acropole, le musée de l’Acropole ou encore le musée national archéologique…). Mais ce qui m’a frappé lors de mes déambulations de la ville, c’est de voir à quel point la ville était recouverte de tags. Si l’on y découvre beaucoup de graffitis sans véritable intérêt esthétique, la ville est aussi une mine d’or où l’on peut admirer de véritable oeuvres d’art urbain.

Entre passé et modernité : l'Acropole vue depuis le quartier du Céramique

Entre passé et modernité : l’Acropole vue depuis le quartier du Céramique

Certains articles de presse évoquent un "street art de crise" en parlant de ce qui se déroule sur les murs de la ville (voir ici un article de Culture Box, ou là un diaporama du Monde). Il est vrai que la ville est recouverte d’inscriptions politiques et de pochoirs engagés imprimés à la va vite. On trouve également des fresques tournant en dérision le gouvernement, l’Europe, les forces de l’ordre. Cependant, pendant mon court séjour, je n’ai pas eu l’impression que la créativité des artistes urbains sévissant à Athènes était forcément d’origine contestataire. Comme leurs styles esthétiques, les messages de leurs œuvres sont extrêmement variés.

Après avoir découvert mes photos, n’hésitez pas à consulter ce site, qui recense plusieurs dizaines de travaux d’artistes grecs. Il existe également à Athènes un festival dédié au street art (ASAF) dont vous pouvez consulter la page Facebook ici.

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Fresque de l’artiste iNO

Détail d'une fresque par l'artiste iNO

Détail d’une fresque par l’artiste iNO

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Crédits photos : Adrien Soulier.

 

La Coupe du Monde de foot vue par la Cité de l’Architecture – Bilan d’une opération réussie

18 juil

Comme je l’annonçais dans un article précédent, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine a récemment investi les réseaux sociaux en utilisant le prétexte de la Coupe du Monde de football pour promouvoir la diversité de l’architecture mondiale.

 

Rappel de l’opération

En lien avec l’agence de communication Havas Worldwide, mécène publicitaire du musée, la Cité de l’Architecture a ainsi livré tout au long de la compétition footballistique sa propre vision des matchs, en publiant régulièrement des illustrations colorées représentant de grands monuments, comme autant d’images emblématiques des nations en lice. Cette opération de communication a mobilisé la Cité sur trois réseaux sociaux : Tumblr, Facebook, et Twitter.

L’originalité de cette opération, mais aussi ses résultats (conquête de publics, engagement sur les réseaux) méritent d’en dresser un bilan.

 

Parler de foot pendant un mois : est ce vraiment pertinent pour un musée ?

Avant de s’intéresser aux chiffres, on peut légitimement se demander pourquoi un musée aurait intérêt à monter une opération de communication autour d’un événement qui n’a objectivement rien à voir avec son propre domaine d’expression : pourquoi parler de foot quand on veut promouvoir l’architecture ? L’idée proposée par Havas peut évidemment sembler opportuniste : pendant un mois, des millions de regards sont braqués sur l’un des événements les plus médiatisés au monde, générant des milliards de mentions sur Facebook et de tweets. On peut comprendre que chaque publicitaire veuille en tirer sa part du gâteau. L’idée est opportuniste, mais elle a été finement menée pour promouvoir l’architecture auprès de différentes catégories de publics. D’abord auprès des abonnés de la Cité, qui ont sans doute pour beaucoup été ravis d’entendre parler de foot par une entrée originale, peut être plus conforme à leurs centres d’intérêt. Mais aussi auprès des non-abonnés et non-publics du musée qui ont pu découvrir un musée qu’il ne connaissaient pas forcément en s’intéressant aux informations publiées sur les réseaux sociaux à propos de la Coupe du Monde. Sans oublier que ces publics ne sont pas étanches : on peut s’intéresser à la fois à l’Art et au Sport, bien heureusement.

Les équipes du musée auraient facilement pu être frileuses quand à l’idée d’Havas, étant donnée son ampleur dans le temps. En effet, les réseaux sociaux d’un musée servent certes à promouvoir un sujet de manière globale, ici l’architecture, mais aussi à parler d’une actualité et d’une programmation. Le risque de cette opération, pour la Cité, pouvait être de mécontenter un public qui n’aurait pas adhéré au concept et qui aurait plutôt attendu une information d’ordre plus pratique (infos sur les expositions, les conférences…). Interrogée sur ce point, Claire Gayet, community manager du musée, explique qu’en réalité l’opération a été possible notamment parce que le musée n’avait pas une actualité très chargée à l’époque. Et si le musée a inauguré une nouvelle exposition (« Bernard Zehrfuss ») au début de l’opération, celle ci n’aurait finalement fait qu’en accentuer la visibilité.

 

Les résultats

D’un point de vue tant quantitatif que qualitatif, l’opération a rencontré un vrai succès ayant permis un gain d’abonnés sur les trois réseaux sociaux, mais surtout des résultats très satisfaisants en termes d’engagement (nombres de mentions "j’aime", de commentaires, de partages sur les réseaux).

 


 

Sur Tumblr : la page Tumblr de l’opération, créée pour l’occasion, totalisait 5024 abonnés au 15 juillet 2014. Si 63 billets ont été publiés sur la page au cours du mois, le seul billet du 15 juin (relatif au 1er but de la France contre le Honduras) a généré à lui seul 2128 notes (les notes comptabilisent les personnes ayant aimé la publication ou l’ayant relayée sur leur propre blog).

Aperçu du post Tumblr du 15 juin relatif au but français contre le Honduras

Aperçu du post Tumblr du 15 juin relatif au but français contre le Honduras

Visuel du billet du 15 juin relatif au but de la France contre le Honduras

GIF  du 15 juin relatif au but de la France contre le Honduras

Vue de quelques mentions j'aime et partages.

Vue de quelques mentions j’aime et partages.

 


 

Sur Facebook : le compte Facebook de la Cité comptabilisait plus de 15 000 fans au 15 juillet, pour un gain de 700 "fans" en un mois (contre un gain moyen mensuel de 450 fans). En moyenne, les publications du musée ont obtenu une centaine de mentions "j’aime", de partages et de commentaires (et jusqu’à 300) par jour contre 20 en temps normal. Sur la période étudiée, la page de la Cité a également connu une hausse de près de 50% de son "reach" (reach = nombre de personnes atteintes par un post Facebook).

Aperçu des réactions sur un post Facebook

Aperçu de quelques commentaires sur Facebook

Aperçu de quelques commentaires (enthousiastes!) sur Facebook

Aperçu de quelques commentaires (enthousiastes!) sur Facebook

 


 

Sur Twitter : sur ce réseau, le gain d’abonnés est moindre (+400 followers, contre 350 en moyenne) mais le nombre de mentions de la Cité de l’Architecture  pendant le mois a été important : environ 1 700 (et des plus enthousiastes).

Aperçu d'un tweet

Aperçu d’un tweet

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Aperçu d’un tweet (le mien!)

Aperçu d'un tweet

Aperçu d’un tweet

Aperçu d'un tweet

Aperçu d’un tweet

 

Les commentaires parlent d’eux même pour signifier à quel point le concept a été plébiscité sur les réseaux sociaux. La Cité de l’Architecture signe ici une belle démonstration de présence et prouve encore une fois que les musée et leurs équipes sont capables de réinventer leur discours et de créer du lien (même virtuel) avec leur public. Bravo !

Faites la promotion de votre musée préféré sur "Adopt a Museum"

13 juil

 

Le Louvre, le Metropolitan Museum de New York, la Tate de Londres, le Guggenheim de Bilbao et quelques autres encore … Les musées internationalement connus et reconnus se comptent sur les doigts d’une main. Et pourtant, à travers le monde, ce sont des milliers de musées qui font souvent un travail exceptionnel avec un budget et des effectifs restreints et qui méritent d’être connus de tous.

 

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L’idée d’ "Adopt a Museum" apporte sa toute petite contribution à leur promotion. Si la communication est fondamentale pour un musée, elle coûte parfois très cher et certains musées, qui n’ont pas les moyens de développer de coûteuses campagnes, doivent compter sur leurs visiteurs et le bouche à oreille qu’ils engendrent afin de se faire connaître. Le projet "Adopt a Museum" invite les internautes à parler de leur musée préféré en s’en faisant les ambassadeurs.
Le projet, porté par l’équipe Museum 140, offre ainsi à tout un chacun une simple tribune dans laquelle il est possible de promouvoir son musée favori, en répondant à quelques questions simples visant à expliquer pourquoi le musée présenté vaut le détour.

"Comme notre nom le suggère, l’idée c’est qu’une personne puisse adopter un musée qu’elle souhaiterait élire comme son "champion", son "favori". Bien sûr, il ne s’agit pas d’une adoption réelle, il n’y a ni argent investi, ni sponsorisation officielle, il s’agit plutôt de l’idée de devenir "ambassadeur". Chaque semaine, notre site présente un nouveau musée à découvrir et s’il s’agit d’un musée que vous connaissez déjà, vous pouvez donner votre avis en postant un commentaire. Nous avons aussi intégré une carte au site, où il est possible de voir tous les musées déjà présentés, afin de se faire une meilleure idée des endroits où se trouvent tous ces musées géniaux voire même de planifier ses prochaines vacances !"

 

Soixante-six musées ont déjà été adoptés sur le site. Parmi eux, un seul français : le musée Lalique de Winger-sur-Moder en Alsace. Il est vrai que le site présente un inconvénient majeur car il est exclusivement écrit en anglais et ne permet donc pas à des personnes n’écrivant pas l’anglais de présenter un musée qu’ils aiment. Si vous écrirez l’anglais, je vous encourage tout de même à aller faire un tour sur le site et à y adopter un musée français ! N’hésitez surtout pas à m’envoyer votre contribution !
L’idée est intéressante et peut même être un bon outil pour planifier des vacances culturelles en dehors des sentiers battus et sans suivre les considérations d’un "Top 10 des choses à faire à …". Le site mériterait tout de même une traduction dans plusieurs langues pour se développer. De plus, le site se borne à présenter une fois chaque musée, sans actualisation. Des contenus supplémentaires ou des informations sur l’actualité des musées pourrait contribuer à faire vivre le site tout en donnant aux lecteurs des raisons supplémentaires de les visiter.
Par ailleurs, il semblerait que l’idée ait été conçue complétement indépendamment des musées adoptés. Des partenariats avec ceux ci (beaucoup d’entre eux ne doivent même pas savoir qu’ils sont promus sur le site) pourraient permettre de favoriser l’interaction avec les internautes et faire connaître l’initiative "Adopt a Museum" dont la portée, malgré l’intérêt du concept, semble encore aujourd’hui limitée.
Pour découvrir les 66 musées présentés sur le site ou pour apporter votre pierre à l’édifice, c’est par ici !

 

EDIT du 17 juillet : Ayant déposé un formulaire de candidature pour "adopter" un musée il y a cinq jours, je n’ai pas encore eu de réponse. Aucun nouvel article n’ayant été posté depuis le mois de février 2014, le site n’est peut être plus maintenu / alimenté.

 

TomorrowLand : le bracelet sans contact qui connecte les festivaliers

7 juil

A la fin du mois de juillet, se tiendra à Boom en Belgique, l’un des festivals de musique les plus attendus et courus d’Europe : TomorrowLand.

Véritable événement, graal absolu pour les passionnés, le festival rassemble chaque année pour un weed-end de 3 jours près de 200 000 heureux élus ayant eu la chance de se procurer un bracelet d’entrée. On y vient de loin,voire de très loin (plus de 70 nationalités sont représentées), parfois même grâce à des avions spécialement affrétés pour l’occasion, pour écouter les plus grands DJs du moment.

Cette année, le festival innove en proposant un bracelet d’accès sans contact. Si l’utilisation de puces électroniques n’est pas nouvelle dans le cadre de ce type d’événement, elle permettait jusqu’ici de contrôler les entrées. Ici, les organisateurs du festival ont souhaité allez plus loin en liant les bracelets au réseau social Facebook. Alors que les rencontres sont nombreuses dans ce type d’événement, elles sont aussi inopinées et éphémères. Le bracelet, connecté à Facebook, a été pensé pour permettre aux festivaliers de rester en contact après le festival , renforçant ainsi l’aspect communautaire de l’événement. Pour rester en contact, il suffit à deux festivaliers d’appuyer simultanément sur leurs bracelets pour s’envoyer une demande d’ami Facebook.

 

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Le site officiel de Tomorrowland explique le fonctionnement du bracelet dans une vidéo que vous pouvez consulter ici (en anglais) :

 

 

 

L’édition 2014 aura lieu du 18 au 20 juillet, puis du 25 au 27 juillet et réunira plus de 360 000 festivaliers.

 

La collection d’art Société Générale ouverte au grand public

17 juin

Peut être ne le savez vous pas mais la Société Générale est très active dans le domaine du mécénat culturel, notamment grâce à une intense politique d’acquisition d’œuvres d’art. Au fil des années, c’est une véritable collection que s’est constitué le groupe. Jusqu’ici accessible aux collaborateurs, mais aussi à des groupes d’enfants, d’étudiants et de professionnels du monde de l’art, cette collection est maintenant ouverte à tous, sur simple réservation.

Devant le succès des visites dédiées au jeune public, le groupe Société Générale a en effet décidé de permettre à un plus large public de découvrir sa collection in-situ accrochée dans les tours de la Défense. Pour découvrir la collection, à travers une exposition réalisée sur le thème  "Invitations au voyage" (jusqu’en décembre 2014), il suffit de s’inscrire, seul ou en groupe, directement sur un site dédié.

 

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Le mondial des musées #CDM2014

16 juin

Si les marques rivalisent d’inventivité en cette période de mondial, les musées, eux ne sont pas en reste. Deux d’entre eux (la Cité de l’Architecture et du Patrimoine et le musée d’Orsay) ont déjà eu deux idées originales pour valoriser leur propos culturel à l’occasion du grand concert des Nations qu’est la Coupe du Monde de foot.

La Cité de l’Architecture, en lien avec l’agence de communication Havas Worldwide, livrera ainsi tout au long de la compétition une vision originale des matchs en publiant régulièrement des illustrations colorées représentant les symboles architecturaux de chaque équipe en lice. Ces illustrations humoristiques sont publiées avant chaque match sur la page Facebook du musée et son Tumblr et régulièrement mises à jour en fonction de l’évolution du score. Voyez plutôt ci dessous quelques exemples :

 

Le pot de terre contre le pot de fer ? Ce soir à 21h, La Cité de l’Architecture et les équipes d’HavasParis vous feront vivre le premier direct architecturalofootbalisque de l’Equipe de France.

Le pot de terre contre le pot de fer ?
Ce soir à 21h, La Cité de l’Architecture et les équipes d’HavasParis vous feront vivre le premier direct architecturalofootbalisque de l’Equipe de France.

 

Un but pour les Pays-Bas très bien construit  Et maintenant une véritable pluie de tuiles sur la Sagrada Familia ! Après cette défaite, la Sagrada Familia ressemble à un champ de ruines.

Un but pour les Pays-Bas très bien construit
Et maintenant une véritable pluie de tuiles sur la Sagrada Familia !
Après cette défaite, la Sagrada Familia ressemble à un champ de ruines.

 

Toujours plus haut.

Toujours plus haut.

 

En ce qui concerne le musée d’Orsay, l’idée est assez simple et prend Twitter comme support. Pour soutenir les Bleus, le musée publiera chaque jour de la compétition un des plus beaux "bleus" de ses collections, en commençant par les nymphéas de Monet.

D’autres musées rejoindront-ils le match ?

 

Vue du compte Twitter du musée d'Orsay

Vue du compte Twitter du musée d’Orsay

Gertrude, le concept qui réinvente les salons du XXe siècle

10 juin

Ce n’est ni nouveau, ni vraiment révolutionnaire : depuis plusieurs années, le marché de l’art subit de profondes mutations, dont l’une des formes les plus visibles tient dans l’émergence (plus ou moins récente) de dizaines de plateformes de vente d’art en ligne (Paddle8, Artsy, SaatchiArt ou encore les frenchy Artsper et Artivatic …). Malgré la volonté certaine de ces places marchandes d’offrir un accès le plus large possible à l’art, en allant à la conquête de publics intimidés par les galeries et les grand-messes artistiques, l’élargissement du public reste difficile. Et pourtant, les concepts s’attelant à la poursuite de ce saint-graal ne manquent pas : l’un d’eux, tout droit venu de New York, compte bien rendre l’art contemporain plus compréhensible en dépassant le seul concept de la vente en ligne.

Gertrude, c’est le nom de cette start-up, inspiré de Gertrude Stein, collectionneuse engagée qui organisait des salons au début du XXe siècle et participa ainsi à la renommée d’artistes comme Picasso ou Matisse. Des années après Madame Stein, ce sont deux new-yorkais aux racines françaises, Kenneth Schlenker et Astrid de Maismont, qui proposent des salons d’un genre nouveau.

 

Un salon Gertrude (source :Facebook)

Un salon Gertrude (source :Facebook)

 

Persuadés que l’art doit avant tout se vivre comme expérience et occasion d’échange, les deux fondateurs des salons Gertrude ont ainsi lancé, d’abord à New York, des événements intimistes (jamais plus de 40 personnes) mais ouverts à tous sur réservation. Le concept de ces événements est simple : provoquer la rencontre entre le monde de l’art (artistes, conservateurs, curateurs …) et le public dans des lieux qui ne sont pas forcément dépositaires d’une légitimité institutionnelle : ateliers d’artistes, appartements privés, bureaux … Si des œuvres peuvent être proposées à la vente lors de ces rencontres, l’objectif principal est bien le dialogue entre le public et les intervenants.

Concept accessible ou finalement assez exclusif ? Si le ticket d’entrée de certains événements ne favorise pas forcément la participation de tous les publics, des rencontres sont ouvertes gratuitement. Lancé à l’automne dernier à New York, le concept devrait bientôt contaminer d’autres villes, d’abord aux Etats – Unis, puis dans le reste du monde (Mexico, Toronto, Londres, Paris). Une ouverture à Paris devrait prochainement voir le jour. Pour vous inscrire à la waiting list du premier événement parisien, c’est par ici.

 

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Un salon Gertrude (source : Facebook)

 

 

Le Metropolitan Museum de New York surfe sur la vague Monuments Men

28 mar

Placé la semaine dernière en troisième position du box office français avec près d’un million d’entrées depuis sa sortie, le film Monuments Men, qui conte la plus grande histoire de sauvetage d’oeuvres d’art de l’Histoire, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Pour son casting d’enfer (réunissant à l’écran Cate Blanchett, George Clooney, Matt Damon, Bill Muray et même notre Jean Dujardin national) d’une part. Mais aussi pour son traitement historique pour le moins décrié par les historiens ! Le film, prendrait selon certaines de sources (nombreuses!) de grandes libertés avec la réalité des faits, poussant jusqu’à instiller une nécessaire touche de romance hollywoodienne là où il était plutôt malvenu de le faire. Avec pour conséquences, un accueil plutôt froid de la presse américaine et internationale. Citons par exemple le Washington Post, l’un journaux américains les moins tendres à l’égard du film qu’il juge "dérisoire et risible" : "Le film ne verse pas de temps en temps dans le cliché, il est fondé sur le cliché, et ne se compose que de clichés".

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Malgré une avalanche de critiques, le Metropolitan Museum de New York a pris le parti de saisir l’opportunité que représente la médiatisation d’un tel sujet, avec à mon sens, beaucoup d’intelligence. Le musée a ainsi fait  des Monuments Men un thème de newsletter (à lire ici, en anglais), afin de susciter l’intérêt de ses visiteurs et suiveurs sur cette période de l’Histoire dans laquelle le Met a par ailleurs été fortement impliqué. Cette newsletter menait à un article de blog dans lequel le Met apporte un éclairage particulièrement intéressant sur l’implication du personnel du musée dans cette histoire fascinante, à l’aide de documents d’archives. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article par ici. Voilà un moyen simple et efficace de profiter de la médiatisation du film, tout en y apportant la  touche de scientificité et de rigueur historique qu’Hollywood n’a pas pu lui donner !

Définitivement séduits par Twitter, les musées lancent la #MuseumWeek

11 mar

Twitter_logo_blueLe mois de janvier dernier a vu naître une initiative originale sur Twitter avec le "Museum Selfie Day", dont je vous parlais ici. Ce mois ci, les musées confirment leur attachement au réseau social à 140 signes, en lançant une semaine entière dédiée au partage de contenus muséaux exclusifs destinés aux twittos passionnés de culture et d’art.

Cette #MuseumWeek aura lieu à la fin du mois, du 24 au 30 mars. Sept thématiques, pour les sept jours de la semaine ont été définies et ont déjà été associées à un hashtag contextuel (pour les non adeptes de Twitter, le hashtag, symbolisé parle symbole "#", est une sorte de mot – clé relié à un sujet, qui une fois utilisé sur Twitter, permet de regrouper et de retrouver facilement tous les commentaires sur un sujet donné). Le lundi, les musées seront invités à partager du contenu (texte, vidéos, photos …) sur leurs coulisses, grâce au hastag #CoulissesMW. Le mardi, les musées testeront leur public par des quizzs publiés avec le hastag #QuizzMW et ainsi de suite …

Pour connaître l’intégralité du programme, il suffit de vous rendre sur le blog de Twitter France.

Plus d’une cinquantaine de musées français se sont déjà inscrits pour participer à l’opération. Participeront également un certain nombre de musées européens, au Royaume – Uni, en Espagne, ou encore en Italie.

 

Art.fr, nouveau venu des boutiques d’art en ligne, fait sa promo grâce un concours éducatif

10 fév

art_logo_frJe vais aujourd’hui vous parler d’une initiative  qui vous intéressera probablement si vous travaillez dans l’enseignement. Il s’agit d’un événement mené par le site de vente de reproductions d’art Art.fr.

Pour la petite histoire, Art.fr est l’importation toute récente en France d’Art.com Inc., gros acteur américain de la vente en ligne de reproductions d’œuvres d’art, qui connaît outre-Atlantique une croissance à 2 chiffres avec un peu plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires (source : "Art.com importé en France", Le Figaro Economie, novembre 2013). Si vous connaissez le site AllPosters.fr, c’est la même boîte.

Forts du succès des précédentes éditions du concours "Art Sparks Learning", lancé aux Etats – Unis et au Royaume – Uni par Art.com, l’équipe d’Art.fr a décidé d’accompagner son lancement dans l’Hexagone d’un concours éducatif, sous la dénomination "L’Art à l’école", ouvert à toutes les écoles primaires françaises. Le principe est simple : il suffit qu’une classe ou qu’une école entière présente un projet artistique qui peut s’inscrire dans le programme scolaire ou être une réponse au concours. Un concours qui n’est soumis à aucun thème ou contrainte afin de laisser aux élèves et à leurs enseignants toute la liberté possible dans leurs créations.

Chaque projet sera ensuite apprécié par les équipes du site qui éliront à la  fin du concours les 3 meilleures écoles. Ces écoles se verront chacune offrir 18 reproductions d’œuvres d’art et pour la meilleure d’entres elles, sélectionnée par les internautes, une dotation de fournitures d’arts plastiques. Si l’initiative vise avant tout à faire connaître le site chez nous, ce type de publicité assortie d’une action éducative est suffisamment rare pour qu’on en parle !

Pour inscrire une école, c’est par ici que ça se passe.

Demain, c’est le #MuseumSelfie Day!

21 jan

Etes vous un adepte du selfie ? Si oui, alors vous n’êtes pas le seul !

Le 18 novembre dernier a signé la consécration du "selfie" alors que les auteurs du très sérieux dictionnaire d’Oxford le désignait "mot de l’année 2013". Véritable phénomène social (certains disent déjà "sociologique"), le selfie est devenu en quelques mois de temps la star des réseaux sociaux, Twitter en tête. A ce sujet, le CLIC France vient de publier un article très intéressant sur la manière dont les musées sont eux mêmes contaminés parle phénomène : "Quand le phénomène selfie contamine les musées et lieux culturels".

Alors que leurs visiteurs publient spontanément des photos d’eux en interaction avec les œuvres, les professionnels des musées commencent tout juste à s’emparer du sujet. C’est ainsi qu’aura lieu demain le Museum Selfie Day, un évènement lancé par Culture Themes, un groupe de réflexion dont la spécialité est de lancer des "hashtags" sur Twitter afin de créer de l’engagement entre les musées et leurs visiteurs via la plateforme de micro – blogging.

L’idée : lancer un appel aux visiteurs de musées du monde entier, pour qu’ils se prennent en photo avec leur téléphone portable, dans un musées, et qu’ils la postent ensuite sur Twitter via le hastag #MuseumSelfie.

Je prépare le mien, alors pensez à faire le vôtre demain ! Et si vous n’avez pas prévu de passer par un musée demain mais que vous avez une ancienne photo de vous, ça marche aussi !

Après Nantes et Lyon, la métropole lilloise a son panier culturel avec Kilti

10 jan

Logo KILTIA mi chemin entre la box (les box arrivent dans le secteur culturel! Voir mon article sur Askebo) et le panier de fruits et légumes locaux, un collectif lillois à lancé le mois dernier "Kilti", le premier panier culturel composé uniquement de bons produits culturels régionaux ! Parce que dans la métropole lilloise regroupe des dizaines et des dizaines d’offres culturelles de qualité, l’équipe du Kilti a voulu mettre en avant un abonnement surprise, 100% culturel et local.

Pour 35€, l’abonné bénéficiera d’un sac sérigraphié par un artiste de la région dans lequel il trouvera des billets de concerts, deux places pour un spectacle ainsi qu’un livre, un DVD,  un CD et … une surprise !

Géniale, l’idée n’est pas nouvelle : avant Kilti, d’autres villes françaises ont lancé leur panier culturel, par exemple à Lyon avec ZAM, "le panier qui moisit pas dans ton frigo", ou encore à Nantes avec l’AP3C (toute première expérimentation française du concept de panier culturel, lancée en 2011).

Pour en savoir plus, c’est par ici, sur le site du Kilti

 

Lancement d’Askebo, la première box littéraire française

27 déc

Anciennement inscrite à une box cosmétique pour laquelle j’ai rapidement résilié mon abonnement, j’ai toujours été un peu sceptique en ce qui concerne les box culturelles. Alors quand Simon Tripnaux, le créateur d’Askebo, la première "box littéraire" française, m’a présenté son projet, j’ai été intriguée. Et j’ai décidé de commander ma toute première "box livres" pour me forger un avis.

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Le concept est simple: chaque mois l’abonné reçoit un colis composé de livres, de fanzines, de petits éléments de papeterie. Ce type de box s’adresse donc à un public un peu "aventurier", qui accepte de recevoir des livres qu’il n’a pas choisis et sur lesquels il ne sait rien, en ayant préalablement précisé quelques "préférences" de lecture (roman, nouvelles, essais, histoire, art, psychologie, architecture …). Une cible qui concerne une petite partie des passionnés de lecture, les vrais boulimiques qui ne savent plus quoi se mettre sous la dents et qui ont besoin de conseils. Le tout, pour 25 euros par mois, frais d’envoi compris.

La box Askebo est donc arrivée chez moi selon un timing parfait, le 23 décembre, quelques jours à peine avant Noël.  Son contenu, présenté directement dans un carton, se compose de 3 livres, d’un CD, d’un petit magazine pour enfants (gratuit) et d’un mini magazine sur le Japon (gratuit lui aussi). On y trouve également un feuillet sur lequel on peut lire quelques conseils assez évidents sur la manière d’entretenir ses livres ("pour commencer, vous devez ranger correctement vos livres dans un meuble adapté …, à l’abri de l’humidité…"), là où l’on aurait peut être aimé lire une introduction sur les livres présents dans la box. Pourquoi Askebo nous les fait découvrir ? Selon moi, ces quelques lignes manquantes auraient suffi à renforcer l’aspect "recommandation" de la box. Sans ces lignes, on se dit que peut être, ces livres ne sont finalement que des exemplaires invendus d’une édition qui n’a pas marché.

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En termes de contenu, la quantité est là : 3 livres et un CD pour une vingtaine d’euros. A noter cependant que les livres de ma box, sensé être neufs, n’étaient pas tous en excellent état, l’un d’eux étant carrément corné à chaque bord, avec un bout de quatrième de couverture arraché. Probablement un incident isolé, mais c’est dommage.

Une litière pour deux de Louis – Bertrand Devaud aux éditions Vraoum (prix public : 16€)

Cette bande – dessinée dépeint les aventures de Tigrou et Tornado, deux chats pas très futes-futes, pour qui la moindre scène de la vie quotidienne est prétexte aux gags et aux dialogues absurdes. Une BD rafraîchissante et que je ne connaissais pas : un bon début pour cette box !

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Etats mixtes sur papier de Florie Adda, aux éditions Bleu Pétrole (prix public : 20€)

"Etats mixtes sur papier" est le tout premier roman de Florie Adda, jeune auteure de 25 ans. Le format du livre et sa présentation (couverture rigide) est étonnant ! Pour en savoir plus (car je n’ai pas encore lu le livre) vous pouvez vous rendre sur la page dédiée au roman sur le site des éditions Bleu Pétrole.

Le chemin vers le bas de Franz Jung, aux éditions Agone (prix public 25€)

Ce témoignage historique sous titré "Considérations d’un révolutionnaire allemand sur une grande époque, 1900 – 1950" est peut être la déception de cette box : une découverte certes, mais à mon avis vraiment trop pointu ! Il n’est pas impossible que je ne le lise jamais.

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Itinérances de Chambalève, un CD du label "Les Arts Mineurs"

Ce CD ajoute une ambiance musicale instrumentale à la box. Ce n’est absolument pas le genre de chose que j’ai l’habitude d’écouter et malgré tout, c’est une belle découverte. L’idée d’ajouter un CD pour égayer un peu cette box livres est excellente !

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En plus de ces trois livres et du CD, la box contient également deux magazines gratuits, très ciblés : l’un est spécifiquement destiné aux jeunes parents, l’autre est centré sur le Japon. Un petit plus pour cette box, mais le premier n’a pas tellement d’intérêt pour moi qui ne suis pas dans la cible. Au fond de la box on trouve enfin une carte postale et quelques sachets de thé.

En conclusion, l’idée de cette box ne me semble pas mauvaise (malgré une première édition un peu décevante) mais elle me semble tout de même destinée à un public très très réduit (vous l’aurez compris, je reste sceptique!). Pour les prochaines éditions, les créateurs d’Askebo gagneront à affiner les préférences de lecture de leurs abonnés afin de leur proposer des découvertes adaptées à leurs goûts.

Si vous voulez tenter l’aventure et vous laisser surprendre par des lectures inédites, c’est par ici, sur le site d’Askebo.

Sur les traces des artisans d’art parisiens avec Visa pour l’art

23 déc

Si vous êtes parisien et que vous aimez découvrir les petits secrets de la capitale, alors l’initiative dont je vais vous parlez aujourd’hui, « Visa pour l’art », devrait vous plaire.

« Visa pour l’art », c’est un projet mené par Justine et Camille, deux jeunes diplômées de Sciences Po Lille, qui une fois en poste dans la capitale, sont parties à la découverte des petits secrets de Paris. Au détour d’un quartier, d’une rue, d’une impasse, elles ont découvert mille et un ateliers d’art : chapeliers, ébénistes, céramistes ou encore verriers … Étonnées et ravies de découvrir tant de savoir-faire au cœur de Paris, elles ont voulu partager leurs trouvailles et ont décidé de lancer un passeport culturel inédit destiné à rendre ces lieux secrets plus accessibles au grand public : Visa pour l’art était né.

A la fois guide touristique, carnet d’adresses et pass culturel, leur passeport permettra à tous ses porteurs de découvrir des ateliers d’artisans exceptionnels, disséminés à travers toute la capitale, sur simple rendez-vous. Véritable objet d’art en lui-même, le passeport sera spécialement créé par un artiste, produit en édition limitée et disponible selon plusieurs formules : le passeport Classique pour une personne (15€), le passeport Duo pour deux (20€), et le passeport Tribu, pour toute une famille, avec en bonus des jeux et des énigmes (25€).

Justine et Camille souhaitent lancer leur passeport à l’occasion des Journées Européennes des Métiers d’art, les 5 et 6 avril prochains, weed – end pendant lequel elles prévoient déjà de proposer plusieurs parcours de découverte. Les artisans les suivent déjà : il ne leur manque plus que 1000 euros pour lancer l’édition des premiers passeports. Pour pré-commandez votre passeport et faire partie des quelques chanceux qui bénéficieront de la première édition limitée de ce visa, vous pouvez vous rendre tout de suite sur leur cagnotte KissKissBankBank.

Mon passeport Duo est déjà commandé et j’ai hâte de passer quelques week-ends à Paris pour en profiter !

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Artistics, achat d’oeuvres d’art sans intermédiaire et en ligne

18 déc

logo artisticsPartie la semaine dernière à la rencontre de Sonia, multi-entrepreneur du web, je vous propose aujourd’hui de découvrir Artistics, une toute nouvelle plateforme de vente d’œuvres d’art en ligne, dont le modèle diffère de celui d’autres start- up du même genre (rappelez-vous mes articles sur Artsper ou encore sur Artviatic).

 

Une directrice rodée au monde du web et sculpteur amateur

Sonia Rameau, la créatrice d’Artistics vient de l’univers du web, pour lequel elle a travaillé plus de 10 ans en tant que consultante. Elle a par ailleurs participé au lancement et au développement du site Notrefamille.com, avant d’en devenir Directrice Générale Adjointe. En parallèle, Sonia pratique la sculpture depuis une dizaine d’années.

Assistant aux lancements de différentes start – ups commercialisant de l’art sur le web, son expérience de l’internet et son affinité pour l’art l’incitent à mener une réflexion de plus en plus aboutie sur la digitalisation de l’art. Habituée à côtoyer des artistes, elle avoue son envie d’agir aux côtés de créateurs talentueux, qui, faute d’être représentés par des galeries, peinent à se faire connaître :

« J’ai découvert des artistes ayant beaucoup de talent, dont certains étaient un peu rebelles et parfois anti-galeries. Pour la plupart, ils ne savaient pas se mettre en avant. Pourtant, tous font de très belles choses. C’est là que je me suis dit qu’il était dommage de ne pas promouvoir un peu plus leur travail. Forte de mon expérience dans le web, je me suis dit que je pouvais les aider ».

 

Un concept évident, mais encore peu répandu en France

La promesse d’Artistics est simple : plateforme web dédiée à la promotion d’artistes vivants, Artistics se veut autant outil de promotion des artistes que vecteur de découverte et de démocratisation culturelle pour les amateurs et les collectionneurs. Ainsi, Artistics propose de vendre en ligne sans intermédiaire, des œuvres d’artistes vivants. Comme chez Artsper, on peut donc acheter une œuvre sur Artistics, en un clic, sans jamais avoir à pousser la porte d’une galerie. Cependant, à la différence d’Artsper qui se présente comme un agrégateur de galeries, Artistics s’occupe en direct de la vente des œuvres des artistes promus sur son site. Un modèle qui amène son lot de conséquences  puisqu’en faisant le choix de supprimer l’intermédiaire "galerie", Sonia Rameau a accepté d’endosser le rôle de galeriste (gestion des multiples taux de TVA, ou encore expédition des œuvres d’art…).

Actuellement, une douzaine d’artistes sont « vendus » sur le site. Sculpteurs, peintres ou encore photographes, ils ont tous été sélectionnés sur leur talent et leur personnalité mais également sur leur maîtrise technique. Ils disposent en effet pour la plupart d’une solide formation (beaucoup d’entre eux ont fait les Beaux – Arts) et proposent des œuvres anti – conceptuelles.

 

Un site ergonomique qui cherche à compenser le manque de contact physique entre l’œuvre et l’acheteur

Consciente qu’un achat d’œuvre d’art en ligne ne va pas de soi, Sonia Rameau a mis un point d’honneur à optimiser l’ergonomie et le rendu esthétique de son site internet :

« Il fallait que ce soit esthétique et très simple d’utilisation, sachant qu’en plus, on ne souhaitait pas vendre des grands noms de l’art, et que l’on ne pouvait donc pas s’appuyer sur cet argument commercial là ».

Assistée dans cette tâche par un directeur technique et deux développeurs freelance, Sonia a ainsi conçu un site aéré, facile d’utilisation, « un peu à la Pinterest », où tout est fait pour promouvoir l’artiste. Persuadée de lancer son site au bon moment, Sonia reste pour autant lucide et sait bien que la vente à une personne qui n’a jamais été en contact avec une œuvre reste un sacré challenge :

« Je sais qu’on est dans un bon timing. Les études, notamment l’étude ArtTactic, montrent que beaucoup de gens sont capables d’acheter en ligne sans avoir physiquement vu l’oeuvre qu’ils achètent. Pour autant, il faut être clair sur la proportion d’œuvres vendues en ligne, directement. Souvent, il s’agit de personnes qui ont déjà vu des œuvres d’un artiste, dans une foire par exemple, qui restent en contact avec la galerie et qui finissent par acheter une œuvre du même artiste. Ils ne l’ont peut être pas vue, c’est vrai, mais ils ont déjà eu un premier contact physique avec l’univers de l’artiste. Pour nous, aujourd’hui, le vrai challenge, c’est de vendre, et de vendre beaucoup, à des gens qui n’ont jamais vu les œuvres ».

C’est notamment pour répondre à ce vaste pari que l’équipe d’Artistics a souhaité soigner la présentation de son site, mais surtout la présentation de ses artistes. Depuis son lancement, Artistics propose donc un contenu très fourni sur les artistes représentés dont notamment une série de vidéos courtes qui permettent de découvrir l’univers de création de l’artiste et ses techniques mais qui permettent également de mieux appréhender les œuvres.

 

Un modèle économique simple

Comme une galerie, Artistics prélève une commission sur le prix des œuvres vendues (à partir de 500€). Cette commission restant  plus faible que celles que les galeries s’octroient généralement puisqu’ Artistics prélève 25% là où une galerie peut absorber jusqu’à 30 à 50% du prix d’une œuvre.

Mis en ligne tout début octobre, le site a déjà vendu quelques œuvres, en France et à l’étranger. Il appartient maintenant à l’équipe du site de se faire connaître afin d’améliorer son audience, tant chez les amateurs d’art que chez les artistes. Ils ont évidemment toutes leurs chances à une heure où encore très peu de galeries physiques ont fait la démarche de mettre en place une solution marchande pour vendre leurs œuvres et où leurs concurrents (Artspace, Artsper, Paddle8, Artsy ou encore Saatchi Online) ne proposent ni tout à fait la même offre, ni tout à fait le même service.

 

Un artiste à suivre ?

Evidemment, Sonia Rameau vous dira qu’elle aime tous les artistes présentés sur Artistics. Pourtant, il y en a un qu’elle aime particulièrement puisqu’elle a même acheté une de ses œuvres bien longtemps avant de créer Artistics. Il s’agit de Hongyu Zhang, un jeune artiste chinois imprégné des principes de la peinture traditionnelle et de la calligraphies chinoises qui propose aujourd’hui une série de « Paysages humains » où le visage déformé devient le véhicule d’un nombre incalculable d’expressions. Vous pouvez découvrir une de ces œuvres ci-dessous mais aussi visionner la vidéo de présentation  de son travail, en vous rendant sur la fiche de présentation de l’artiste.

 

Hongyu Zhang, No. 94

Hongyu Zhang, No. 94

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